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  • Claire

Dialogues autour du Tableau Bonheur : chapitre 6, lâcher prise ?

Donc là j’ai mieux compris, mais de toute façon tous les jours toutes les semaines c’est comme une toile d’araignée ou je me trouve pris en permanence, je me trouve attrapé, collé à des fils où j’ai pas envie d’être. Donc je veux lâcher prise. Comment est-ce que je peux me débarrasser, comment est-ce que je peux lâcher prise de cette électricité, de cette dissociation de moi-même, créée par cette environnement, créé par des besoins de l’esprit

qui n’ont pas été répondus, créés par une âme qui est hyper sensible et qui a des antennes qui vont très très loin et créés par ce fait que je n’arrive pas suffisamment à habiter mon corps encore aujourd’hui.

Sacrée question !! c’est toute une question de vie, c’est tout un chemin de vie ça. Je crois que nous avons tout notre chemin de vie sur terre pour répondre à cette question petit à petit, petit pas après petit pas


Bon mais est-ce qu’il y a des trucs, des trucs pratiques et une compréhension ?

Je pense qu’il ne faut pas viser d’être zen, décroché, car je pense que c’est un idéal qui n’existe pas. Je pense qu’il faut s’accepter hyper sensible, c’est à dire accepter d’être touché par vraiment plein de choses de partout. Il faut vraiment déjà s’accepter comme on est.


OK, là je te coupe, c’est quoi le truc top d’être hyper sensible ? Est-ce que ça a un avantage dans la vie ? Est-ce que c’est quelque chose de positif ? Est-ce que ça a un sens, une valeur une qualité ?

Ça a forcément un sens parce que sinon on n’y serait pas !!

C’est peut-être une chasse au trésor qu’il faut qu’on fasse pour trouver.

Y a beaucoup d’inconvénient, c’est sûr, ça serait plus facile d’être un mouton comme les autres et de suivre le troupeau. Maintenant, est-ce que les moutons sont heureux, j’en suis vraiment pas sûre, surtout quand le troupeau va vers le trou …. Enfin je ne sais pas, je n’en suis pas. C’est plus facile pour eux certainement, parce qu’ils sont rentrés dans la case et qu’ils suivent, mais ça manque un peu de créativité, ils ne sont pas créateurs de leurs vie, ils sont suiveurs.

En étant hyper sensible, on a cette chance ou ce fardeau de ne pas pouvoir suivre le troupeau. On peut se mettre en plainte, (dans triangle Bourreau-Victime-Sauveur) : on peut s’assoir dans le triangle sur la place de la victime, ‘oh j’ai vraiment pas de chance je ressens tout, c’est vraiment trop dur’. Mais dans ce cas on est coincé dans le triangle en tant que victime. Or la vie nous demande d’être debout.

Alors commençons peut-être par poursuivre notre chemin de vie en cherchant chaque petite chose : quand on hypersensible on peut voir la petite fleur qui a poussé entre 2 pierres à un endroit où il n’y a rien d’autre, on peut voir le nuage qui est en forme de cœur et qui est juste pour nous et que personne d’autre n’a vu, on peut entendre l’oiseau qui chante tout seul la nuit, sentir un parfum de fleur que l’on peut s’amuser ensuite à découvrir.

Oui c’est ça, on peut voir la beauté là où les autres ne la voient pas

Alors oui, je pense qu’on peut ramasser des fruits que les autres ne voient pas et qu’il nous faut nous autoriser à nous en servir, puisque c'est notre privilège d'hyper-sensibles.


Beaucoup d’hyper-sensibles un peu plus âgés disent que malgré tout le prix qu’ils ont payé, si jamais ils devaient recommencer ils ne voudraient pas être privés de leur possibilités de percevoir et de ressentir

Clairement, absolument, moi la première d’ailleurs. Et ça, le témoigner aux jeunes c’est très important.


Revenons à la question d’avant : OK j’habite pas beaucoup mon corps, mon esprit a été pollué, la question c’est comment m’en débarrasser, comment lâcher prise ?

Tu as dit c’est une question de toute une vie, tu as dit la première chose c’est de s’accepter hyper sensible. Bon et après, une fois que je me suis accepté qu’est-ce que je peux faire en encore, parce que toutes les semaines je me rends compte que je suis pollué, pas bien dans ma peau, etc

La première chose, c’est vraiment de réduire le volume de la pollution, parce qu’on a quand même la possibilité d’être le gardien de nos pensées, …bon de nos pensées peut-être pas, mais au moins de notre environnement : Il faut vraiment voir les choses qui nous font perdre de l’énergie. Et ça on le voit particulièrement quand on est en période de très basse énergie. Ces moments où on est en très basse énergie nous permettent d’observer. Les moments où on est vraiment par terre, c’est ceux-là qui nous permettent de savoir : ‘OK qu’est-ce qui vraiment me plombe et par contre qu’est ce qui me nourrit’. Ce sont vraiment les moments où on peut le plus observer. Donc il ne faut pas en avoir peur finalement de ces moments-là.


Bien observer au moment où ça fait mal ?

Oui c’est ça.


Pour beaucoup ça sera une révélation ‘Ah OK je peux le faire’

Déjà ça permet d’accepter d’être dans cet état-là, puisque de toute façon il n'y a pas de baguette magique pour en sortir d'un coup, mais on peut déjà éviter de perdre de l'énergie à se battre contre cet état qui de toute façon est là. Donc observons pour mieux comprendre.

Mon Grand-Père disait : plus on connait son ennemi, moins on lui laisse de chance de nous surprendre. Lui parlait de son expérience de la guerre, mais je crois que c'est vrai aussi dans la vie de tous les jours, quelle que soit la taille et la nature de l'ennemi.

C’est dans un moment très compliqué de ma vie que je me suis rendue compte que je ne pouvais plus écouter les info à la radio. Les autres me disaient qu’il fallait que je me tienne au courant, mais je ne pouvais plus, le peu d’énergie que j’avais, je la voyais partir en écoutant les nouvelles anxiogènes, or je savais que je devais réserver mon énergie pour faire tourner la maison.

Ces moments-là quand ils surviennent, autant les utiliser. On est bien d’accord que ce ne sont pas des moments agréables et qu’on ne va pas les rechercher, mais à partir du moment où on y est, il faut les voir et il faut se dire ‘OK, qu’est-ce que c’est là, en ce moment précis, qui me prend mon énergie ?’ Il faut les observer pour qu’ils servent au moins à quelque chose.

Et plus on observe, plus on sait.

Et donc la fois suivante quand ce truc revient on le voit arriver et on se dit ‘attention, ça ça me vide, maintenant je le sais’, et donc on n’est plus cueilli par surprise et on descend de moins en moins bas du coup.


Importance et nécessité du lâcher-prise. D'ailleurs, la croissance humaine, la croissance spirituelle, c’est pas accumuler plus, c’est lâcher-prise plus.

Ces idée qui nous ont envahies, on a choisi de les accepter, de les observer et maintenant on peut se dire, ‘OK je la pose là sur le côté et je me dis voilà ça c’est un ballon de rugby, je le prends et je marque l’essai, je l’envoie à la lumière là-bas et donc ce truc-là qui me pollue, je le prends et j’envoie un grand coup de pied dedans pour l’envoyer vers la lumière, qu’elle se débrouille avec ça’ et on se voit le faire.


Envoyer à la lumière c’est très bien car pour moi c’est une spiritualité moderne, y a pas beaucoup de personnes qui en sont conscientes de rendre les choses à la lumière.

Alors moi je pensais aussi à l’aspect du deuil du lâcher-prise. L’aspect, je suis agrippé, j’arrive pas à me détacher, je suis collé, qu’est-ce que tu en penses ?

C’est la peur ça, c’est la peur qui fait ça


Et est-ce que tu peux me donner un conseil pour ce moment-là ? Quand j’ai envie de lâcher prise, que je comprends que c’est bon, mais que quelque chose m’en empêche.

En fait je pense que ‘lâcher-prise’ c’est déjà un idéal. Et je pense qu’il faut quitter cet idéal. Je veux arrêter mon mental, je veux lâcher prise … non. On est fait hyper connecté donc de toute façon on a un mental qui marche à fond, c’est aussi ce qui nous permet de comprendre beaucoup de choses. L’inconvénient c’est qu’il tourne toujours. Mais quelque chose qui existerait juste avec son avantage, sans son inconvénient ça n’existe pas : toute chose qui a un recto a un verso.

Donc notre mental fonctionne plein pot, c’est emmerdant, envahissant et lourd, mais d’un autre coté ça nous permet de comprendre beaucoup de choses et il y a aussi des côtés positifs.

Alors en fait il ne faut pas se dire je veux faire ça ou arrêter ça, parce qu’en fait on ne sait pas où on veut aller. Il faut observer, me dire OK qu’est-ce que c’est qui m’a mis dans cet état là, qu’est-ce que c’est qui m’a piqué mon énergie, qu’est-ce que c’est qui m’a envahi ? et ce truc là je le décroche et je l’envoie vers le soleil aussi fort que les joueurs de rugby tirent pour marquer l’essai. Après on pourrait dire, mais je ne peux pas décrocher un bout et m’en séparer, mais en fait on ne s’en sépare pas, parce que la lumière nous le redonne autrement : elle le nettoie et nous le remet apaisé, c’est une sorte de pacte entre elle et nous, un pacte qui est prévu par la Vie.

On peut aussi utiliser une autre image et se dire que cette chose-là qui me plombe c’est comme une maison qui est fermée depuis très longtemps, ça sent le moisi là-dedans, ça sent pas bon, il faut que j’ouvre les volets pour faire entrer la lumière et il faut que j’ouvre la fenêtre pour faire entrer l’air frais. Alors je choisi d’ouvrir les volets et d’ouvrir la fenêtre de cette choses-là et moi j’y vais pas encore dans cette salle, ça sent trop mauvais, mais la Lumière, toi commence à faire le ménage. C’est une posture interne. C’est un Oui pour se faire aider par la Vie.


Un moment plus spirituel ? Tu as été très pratique et très concrète. Prendre une vue plus méta, prendre un hélicoptère et prendre de la hauteur

Je pense qu’autant un arbre ou une fleur n’a pas de question à se poser, ils font partie de la Vie, ils font partie du cosmos, ils sont là, ils ne se posent pas de question et ils vivent leur vie d’arbre ou de fleur. Autant nous humains, c’est notre liberté de choisir : en tant qu’humains nous avons la liberté de coopérer avec la Force de Vie, ou de vivre à la force de nos poignets et c’est effectivement l’histoire de la maison à laquelle on choisit d’ouvrir fenêtres et volets, ou de laisser tout fermé et de vivre avec la lumière artificielle. Ouvrir, c’est dire oui à la vie. Oui j’ouvre les volets de cette pièce pour que la lumière puisse faire son travail de nettoyage. La lumière n’entrera pas si on n’ouvre pas les volets, la force de vie n’entrera pas si on ne lui dit pas oui, c’est notre liberté d’humain en fait. La vie nous dit je place devant toi 2 chemins, un chemin de vie et un chemin de mort, choisis la vie, ouvre ta vie à la Vie.

C’est aussi l’histoire des 2 loups que chacun porte en lui




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